Des bus à Beyrouth
de Aïdan Obrist
52 minutes en développement.

Au Liban, les transports publics, comme l’ensemble du pays, ont connu l’optimisme de l’après-guerre et la reconstruction avec l’aide de pays tiers. L’O.C.F.T.C. (Office des Chemins de Fer et Transport en Commun) a reçu l’aide technique de la SEMVAT (ancienne société toulousaine des transports publics) sous l’égide de la Région Midi-Pyrénées. Mais peu à peu « la situation » s’est dégradée ; des 250 bus mis en circulation en 1997, seuls 30 sont en état de parcourir Beyrouth. A l’atelier les pièces de rechange manquent, sur la route, dans une circulation anarchique, les minibus privés squattent les lignes. Les mécaniciens glanent dans le cimetière de bus des pièces de rechange, ils espèrent que la prochaine panne sera réparable. Les chauffeurs viennent même quand il n’y a pas de bus à conduire. Chacun à sa manière tente de maintenir l’activité, de se maintenir, jour après jour. Chacun se demande ce qu’il adviendra de son travail, de son pays. On dit que tout ça c’est à cause de « la situation ».

Il s’agit à partir d’éléments simples en apparence, d’histoires d’écrous défaillants, de disques d’embrayage usés, d’embouteillages, portées par ceux qui s’y confrontent au quotidien, de représenter les difficultés que rencontre le Liban pour se reconstruire et de susciter chez le spectateur le sentiment de la nécessité politique au sens large, dans un pays fragmenté, celui d’organisation collective de la cité.


Co-production : Coproduction Ana Films
Partenaires : Aide au développement du CNC

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