le Vélo de Pyrène
de Christophe Vindis
2008, 12 x 2 minutes, DVC Pro HD

Le Vélo de Pyrène IMG/flv/WImVanEstVelo.flv

Douze textes ciselés dans les roches pyrénéennes vont faire swinger le souvenir et les images des héros du Tour de France.

Installé dans un improbable antre d’ours bigourdan tenant tout à la fois du studio de radio d’un autre temps, de la boutique de brocanteur ou d’un réparateur de vélo, Christian Laborde interprètera ses textes.

Le bric-à-brac de ce décor s’apparente à un inventaire à la Prévert : modèle réduit d’un véhicule de la caravane publicitaire du Tour, cadre de vélo antédiluvien, peau de bête, trophées sportifs, horloge sixties, roues de cycles et bobines de films emmêlées et l’enclume du forgeron de Sainte Marie de Campan...

Au milieu de ce capharnaüm trône Christian Laborde assis sur son fauteuil peau d’orange.

Il raconte ses histoires de Tour, ses héros, que ces hommes se soient surpassés ou qu’ils aient failli.

Derrière lui défilent les images d’archives. Noir et Blanc tressautant des résumés des Actualités françaises, couleurs délavées des premières retransmissions en direct et en couleur, puis les images des caméras miniaturisées embarquées au coeur de l’action.

Le ton est tantôt celui du conteur à la veillée, tantôt celui du commentateur sportif, tantôt celui du père transmettant à son fils. Le Tour de France de Laborde fait le tour de son coeur, il est le souvenir de son père qui vivait l’arrivée de ces géants dans les Pyrénées « au poste », avant de qu’ils ne défilent fugassement devant la maison. Le Tour de Laborde c’est une histoire d’hommes, d’ours et de pierres. Le Tour de Laborde c’est aussi une histoire d’enfant, de gomme et d’ardoise.

Un peu d’air des cimes pour rafraîchir le peloton.


Co-production : les films de la castagne / France 3 Sud


Mots-clés :